l offre et la demande de travail
Cesdomaines sont tous suivis au sein de Disney et de Warner Bros. dans la perspective des sorties afin de cibler correctement leurs campagnes marketing. Maintenant, une étude tierce a révélé de nouvelles données au public qui offre une jauge des films que le public attend le plus dans l’année à venir, y compris les derniers mois de 2022 et les quelques sorties
Cettevidéo explique simplement comment marche la loi de l'offre et de la demande, qui est un principe de base en économie.
Loffre est le travailleur qui rend disponible sa force de travail. La demande est l'entrepreneur qui a besoin de travailleurs pour produire dans son entreprise. Il faut distinguer entre cette demande en main d'oeuvre et les demandes de la main d'oeuvre pour de meilleures conditions de travail, les demandes de la main d'oeuvre pour une
Lestransformations du marché du travail tiennent autant à des modifications de l'offre de travail qu'à des modifications de la demande : côté offre, avec la montée du travail des femmes, l'élévation générale des niveaux d'éducation et le rallongement de la période de scolarisation ; côté demande, avec la mise en place de nouvelles formes d'organisation du travail dans les
Desproblèmes importants d’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi et la mobilité insuffisante des travailleurs sont préjudiciables à l’emploi et à la productivité. Ces problèmes d’inadéquation se posent avant tout en termes de qualifications, la Hongrie se caractérisant par un excédent de main-d’œuvre peu qualifiée et un risque de pénurie
Site De Rencontre Gratuit Non Payant Sans Abonnement. Les problèmes d’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail contribuent au bas niveau de l’emploi et de la productivité graphique De manière générale, on peut définir cette inadéquation comme un déséquilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre par zone géographique, par secteur, par métier ou par type de qualifications. En Hongrie, le principal problème d’inadéquation réside dans un ample excédent structurel de main-d’œuvre peu qualifiée, qui se traduit par un taux d’emploi très faible dans cette catégorie d’actifs graphique partie A ; Fazekas and Scharle, 2012. À l’inverse, l’offre de travailleurs hautement qualifiés est un peu limitée dans certains domaines, tels que les professions médicales, et la proportion d’entreprises faisant état de pénuries de qualifications est supérieure à la moyenne de l’Union européenne European Commission, 2013a. Parmi les actifs occupés, les phénomènes de sous et de surqualification semblent moins courants que dans la plupart des autres pays de l’OCDE graphique partie B ; OECD and Statistics Canada, 2011 ; Randstad, 2012 ; par contre, selon Quintini [2011], les casd’actifs sous-qualifiés sont fréquents, mais de nombreuses personnes occupent des postes qui n’ont de rapport direct avec leur domaine de formation, ce qui est courant dans les pays d’Europe de l’Est graphique partie C. La mobilité de la main-d’œuvre est une condition essentielle pour l’appariement de l’offre et de la demande de travailleurs… Des problèmes importants d’inadéquation entre l’offre et la demande de main-d’œuvre pèsent sur le fonctionnement de l’économieRenforcer la demande de main-d’œuvre peu qualifiéeRéduire le coin fiscal sur les bas salairesÉviter des augmentations excessives du salaire minimumRenforcer les politiques d’activation et la formation tout au long de la vieAssurer la réinsertion professionnelle des participants au programme de travaux publicsRenforcer l’aide aux demandeurs d’emploiAllonger la durée d’indemnisation du chômageFavoriser la formation tout au long de la vie et améliorer sa qualitéAméliorer la formation initiale afin qu’elle corresponde aux besoins du marché du travailRemédier aux inégalités dans l’enseignement primaire et secondaireTirer le meilleur parti de la réforme de la formation professionnelleAméliorer le taux de scolarisation dans l’enseignement supérieur et sa qualitéLes migrations internationales et la concurrence mondiale suscitée par les travailleurs qualifiésL’augmentation de l’émigration alimente des craintes de pénurie de main-d’œuvre qualifiéeAttirer une main-d’œuvre hautement qualifiée de l’étranger, y compris des émigrés hongroisUn marché du logement plus flexible faciliterait la réinstallation des travailleursLe taux élevé d’accession à la propriété est un obstacle à la mobilité des travailleursFavoriser le développement du marché locatif formelAméliorer la qualité des conditions de logementAméliorer l’efficience du secteur des transports afin de réduire le coût des déplacements entre domicile et lieu de travailLes gisements de gain d’efficience sont considérables dans l’offre de transports publicsVers des transports plus équitables et plus verts Sur décision de l’éditeur, l’accès à cet article n’est disponible que pour les institutions clientes d’un bouquet L'achat à l'unité Pay Per View a été désactivé pour les utilisateurs particuliers.
INTRODUCTION1Depuis 1993, les allègements de cotisations employeurs sur les bas salaires constituent un levier essentiel de la politique de l’emploi en France Gubian [1999]. L’objectif de telles mesures consiste à concilier le maintien du pouvoir d’achat du salaire minimum avec celui de l’emploi des travailleurs les moins qualifiés, grâce à un contrôle du coût du travail. Cette politique a vraisemblablement atteint des objectifs importants. Elle a permis de réduire le coût du travail d’environ 13 % au niveau du salaire minimum et semble avoir eu un impact significatif sur l’emploi. Les travaux empiriques réalisés dans ce domaine suggèrent, en effet, que la déconnexion du pouvoir d’achat et du coût du travail a participé à l’arrêt, depuis 1994, de la chute de la part des emplois non qualifiés dans l’emploi total voir, par exemple, Crépon et Desplatz [2001]; Kramarz et Philippon [2001]. 2Néanmoins, l’amélioration de l’emploi des travailleurs les plus faiblement qualifiés ne s’est pas nécessairement accompagnée d’augmentations substantielles de leurs revenus au regard des sommes mobilisées, dans la mesure où l’impact de l’allègement de charges sur la demande de travail reste limité. On estime que l’allègement du coût du travail peu qualifié a coûté environ 40 milliards de francs en 1998, alors que le coût du RMI était, à la même époque, de l’ordre de 20 milliards. N’est-il pas plus efficace d’accroître directement les versements aux travailleurs les moins favorisés pour améliorer leur situation, au lieu d’opérer des transferts massifs vers les entreprises ? Les problèmes d’incitation liés à la revalorisation du RMI et des minima sociaux suggèrent que la réponse à une telle interrogation est loin d’être triviale. La revalorisation des minima sociaux est en effet susceptible de favoriser les trappes à pauvreté, en incitant les individus à rester hors de l’emploi CSERC [1997], car le travail salarié peut devenir insuffisamment attractif lorsque les minima sociaux sont trop généreux. 3Pour éviter de tels problèmes, il est possible de continuer à donner des compléments de revenus aux travailleurs qui obtiennent des emplois avec des salaires relativement faibles. De telles mesures incitatives sont largement utilisées aux États-Unis avec l’Earning Income Tax Credit, EITC et au Royaume-Uni avec le Working Family Tax Credit, WFTC voir OCDE [1999], Cahuc [2002]. Elles ont pour but de diminuer le taux marginal d’imposition sur les revenus obtenus en acceptant des emplois faiblement rémunérés, lorsque cela entraîne la perte de prestations sociales. En France, la mise en place de l’intéressement en 1998, qui réduit temporairement le taux marginal de prélèvement pour les bénéficiaires du RMI reprenant un emploi, s’inscrit dans cette perspective. Tel est aussi le cas de l’allocation compensatrice de revenu ACR , proposée par Godino [1999], qui consiste à réformer le RMI en remplaçant l’intéressement temporaire par un mécanisme permanent. Il en est de même depuis la loi du 30 mai 2001 avec la prime pour l’emploi qui instaure en France un crédit d’impôt pour les titulaires de gains salariaux compris entre 0,3 et 1,4 smic à temps plein. Ces mesures ont pour but de favoriser l’insertion sur le marché du travail et de diminuer les inégalités de revenu Laurent et L’Horty [2000]. Elles ont eu quelques succès sur les marchés du travail nord-américain et du Royaume-Uni, caractérisés par des niveaux faibles voire même l’absence de salaire minimum Dollé [1999]. De telles mesures sont-elles transposables sur le marché du travail français, où le salaire minimum, plus élevé, couvre une proportion beaucoup plus importante de travailleurs ? Sont-elles plus adaptées qu’un allègement des cotisations patronales ? Faut-il utiliser ces deux types de mesure simultanément ? Ces questions ont été examinées par Laroque et Salanié [2000] et [2001] dans un modèle statique. Dans ce contexte, un individu choisit de travailler si le salaire auquel il peut prétendre est supérieur à son salaire de réserve, et les entreprises décident de l’embaucher si sa productivité est supérieure au coût de son travail. Le non-emploi peut donc être la conséquence soit d’une productivité insuffisante par rapport au coût du travail situation qualifiée de chômage classique, soit d’un salaire de réserve supérieur à la productivité situation qualifiée de non-emploi volontaire. A priori, le chômage frictionnel est absent d’un tel cadre. Il est néanmoins ajouté, en tant que catégorie résiduelle, dans laquelle entrent tous les individus qui sont hors de l’emploi, mais qui ne sont ni dans le chômage classique ni dans le non-emploi volontaire. Les estimations d’un tel modèle statique, réalisées par Laroque et Salanié [2000] et [2001] pour l’économie française, aboutissent à la conclusion selon laquelle les réductions des cotisations patronales sur les bas salaires ont des effets sur l’emploi beaucoup plus importants que des mesures de crédit d’impôt. 4L’objet de cet article est de contribuer à enrichir ce type d’approche en prenant explicitement en considération la dimension dynamique des comportements sur le marché du travail et l’existence de chômage frictionnel. Pour cela, nous avons recours à un modèle d’appariement cf. Pissarides [2000] qui représente les créations, les destructions d’emplois, et l’existence de coûts de transaction à l’origine de chômage frictionnel. Plus précisément, nous considérons le segment du marché du travail où les travailleurs sont rémunérés au salaire minimum, qui est supposé exogène. En outre, l’effort de recherche des chômeurs et les décisions de participation au marché du travail sont traités comme des variables endogènes, réagissant aux modifications de l’environnement économique. Nous examinons alors les effets de deux types de mesures. 5D’un côté, nous considérons des mesures d’incitation de l’offre que nous qualifions d’ allègements de taxes ». Ce vocable recouvre, dans notre esprit, l’ensemble des dispositifs fiscaux ou d’allègements de la part salariée des cotisations sociales qui contribuent à accroître le pouvoir d’achat des travailleurs les moins qualifiés pour un niveau donné de leur salaire brut. La prime pour l’emploi, la proposition d’allocation compensatrice de revenu, l’EITC américain ou le WFTC britannique sont des exemples de telles politiques. Dans notre cadre d’analyse, ce type de mesure influence l’effort de recherche d’emploi des chômeurs, les décisions de participation au marché du travail et, en retour, les comportements de demande de travail des entreprises dont les coûts de recrutement sont affectés par les comportements des chômeurs. 6D’un autre côté, les mesures d’ incitation de la demande » passent par des allègements des charges patronales sur les bas salaires et conduisent à une baisse du coût du travail peu qualifié qui favorise la demande de travail. Les entreprises accroissent leurs efforts de recrutement, ce qui intensifie le processus d’appariement, augmente le taux de sortie du chômage, diminue à terme le niveau du chômage et accroît les taux de participation et d’emploi. 7La prise en compte du phénomène de recherche d’emploi montre que le chômage frictionnel peut être significativement influencé par les politiques fiscales. À ce titre, il apparaît que l’allègement de taxes payées par les employés possède d’indéniables vertus. Ce type de mesure semble beaucoup plus favorable, en termes de bien-être, pour les chômeurs, qu’un allègement des charges patronales. Ces dernières sont néanmoins vraisemblablement beaucoup plus adaptées pour réduire le taux de chômage, mais pas nécessairement pour augmenter le taux d’emploi. De ce point de vue, leur usage massif en France dans la décennie 1990 se comprend très bien, dans la mesure où le taux de chômage constituait l’objectif majeur de la politique économique. Cet objectif est cependant beaucoup trop étroit, et une meilleure prise en compte du taux d’emploi et de mesures du bien-être des individus les plus défavorisés pourrait mettre en cause cette tendance lourde des politiques de l’emploi depuis une décennie. Le recours au modèle d’appariement est essentiel à l’obtention de nos résultats. Ce paradigme nous semble compléter utilement les modélisations qui ont principalement été utilisées jusqu’ici pour évaluer ces politiques. D’un côté, les modèles d’équilibre général conçoivent traditionnellement l’offre de travail comme le résultat d’un arbitrage entre travail et loisir par des agents ayant un emploi. Or, une telle conception néglige les personnes qui sont involontairement privées d’emploi ainsi que les effets de leurs comportements sur la plus ou moins grande difficulté avec laquelle les entreprises peuvent recruter de nouveaux travailleurs. D’un autre côté, l’approche en termes de recherche d’emploi ignore le comportement de demande de travail des firmes et ne permet donc pas d’appréhender de façon satisfaisante les incitations de la demande. À ce titre, le modèle d’appariement avec décision de participation et effort de recherche endogènes utilisé dans cet article constitue un cadre synthétique particulièrement adapté pour étudier les conséquences des politiques fiscales portant sur les revenus des travailleurs à bas salaires. 8L’article est organisé de la manière suivante. Nous commençons par présenter un modèle microéconomique de recherche d’emploi section 2 afin d’appréhender les conséquences des politiques fiscales sur l’intensité de la recherche d’emploi et sur les décisions de participation au marché du travail. Ce modèle est complété en y intégrant la demande de travail des entreprises et le processus d’appariement entre les offres et les demandes d’emploi section 3. LES ENSEIGNEMENTS DES MODÈLES MICROÉCONOMIQUES DE RECHERCHE D’EMPLOI ET DE PARTICIPATION9Nous commençons par analyser l’impact des allègements fiscaux dans un modèle de recherche d’emploi, où le taux d’arrivée des offres dépend de l’intensité d’effort de recherche. La figure 1 représente la structure du modèle utilisé dans cette section le modèle est présenté plus précisément en annexe. Les individus peuvent être inactifs, chômeurs ou employés. Ils ont de l’aversion pour le risque et effectuent des arbitrages en fonction des événements présents et futurs auxquels ils sont confrontés. En outre, nous supposons que le salaire brut perçu par les travailleurs est donné, indépendamment des charges sociales. Cette hypothèse rend bien compte de la situation des travailleurs qui peuvent obtenir un emploi rémunéré à un niveau proche du salaire minimum. Nous considérons en effet que seuls des emplois à mi-temps rémunérés au salaire minimum peuvent être offerts dans notre économie. Nous négligeons ainsi les possibilités de mobilité sociale ascendante. Une telle hypothèse simplificatrice peut se justifier par le fait que nous considérons le segment de la population le plus défavorisé pour lequel de telles perspectives sont effectivement réalistes. Par ailleurs, étendre notre modèle en autorisant la possibilité de promotions alourdirait le modèle sans changer substantiellement les résultats Parmentier [2000]. Figure 1. Les flux du modèle de recherche d’emploi Les flux du modèle de recherche d’emploi 10Nous ne prenons pas en compte la possibilité pour les agents d’emprunter sur les marchés financiers ou de s’auto-assurer contre le risque de chômage en se constituant une épargne de précaution. Encore une fois, de telles hypothèses peuvent être justifiées par le fait que nous nous intéressons principalement à un segment de la population particulièrement démuni. La faiblesse du patrimoine de ces personnes, associée aux fortes contraintes de liquidité existant sur les marchés financiers, peut justifier ces hypothèses simplificatrices. 11Un inactif bénéficie d’un revenu hors marché, et l’hétérogénéité de ce revenu détermine le taux de participation au marché du travail les individus restent inactifs s’ils ont un niveau de bien-être plus élevé hors du marché du travail. La distribution des revenus hors marché est étalonnée de manière à obtenir un taux de participation de 60 % et une élasticité du taux d’activité par rapport au revenu salarial instantané pouvant varier entre 0 et 1 selon les variantes considérées Laroque et Salanié [2000]. 12Un chômeur choisit son intensité de recherche d’emploi, ce qui lui permet d’obtenir un flux d’offres d’emplois, croissant avec l’intensité de la recherche. Toutefois, cette recherche entraîne des coûts qui sont de nature monétaire frais de déplacement, d’habillement, de formation ou indirects fatigue, perte de loisir, etc.. Les fonctions de coût de recherche et d’arrivée des offres d’emplois ont été choisies de manière à reproduire une valeur vraisemblable de l’élasticité de la durée du chômage par rapport au ratio de remplacement. La littérature empirique sur la question est très vaste Layard Nickell Jackman [1991] et Holmlund [1998]. Elle souligne la grande incertitude qui règne sur le sujet, puisque les évaluations les plus crédibles de l’élasticité de la durée du chômage par rapport au ratio de remplacement sont généralement comprises entre 0,2 et 1. Nous avons choisi de retenir une valeur de 1, prenant ainsi le parti de surestimer le rôle du comportement des chômeurs dans la détermination du chômage. D’autre part, nous supposons qu’un employé perçoit un salaire et peut perdre son emploi avec une probabilité exogène; égale à 20 % par an. Cette probabilité peut paraître excessive par rapport au taux annuel de pertes brut d’emplois en France, qui est évalué par l’OCDE autour de 0,14 OCDE [1994]. Toutefois, une partie non négligeable des emplois proposés aux travailleurs pauvres » sont des contrats à durée déterminée ou des contrats précaires. Le recours à un taux de destruction des emplois surévalué constitue donc un moyen de rendre compte de cet état de fait. 13Dans ce cadre, un allègement de taxes a pour effet de rendre les emplois plus attractifs, et d’accroître l’effort de recherche des chômeurs. Le taux de sortie du chômage augmente. Le taux d’activité a aussi tendance à s’accroître, car la recherche d’emploi devenant plus rentable, la situation des chômeurs s’améliore par rapport à celle des inactifs. La figure 2 présente les résultats quantitatifs en partant d’une situation de référence, sans allègement de taxes, où le taux de chômage est égal à 20 %. Nous considérons des emplois à temps partiel, rémunérés au salaire minimum taux horaire 40,62 F, 20 heures hebdomadaires, 47 semaines par an, soit une rémunération annuelle de 38 182 F et évaluons l’impact d’une mesure visant à verser une portion du revenu minimum d’insertion RMI, égal à 2 552 F par mois sur douze mois, soit un revenu qui varie entre 0 et 30 384 F par an aux employés. L’élasticité du taux de participation par rapport au revenu courant est posée égale à 0,4 pour cette calibration. Les résultats montrent que la diminution du taux marginal d’imposition des revenus du travail lors de la reprise d’emploi se traduit par une diminution modérée du taux de chômage, de l’ordre de 3 points, lorsque tout le RMI est perçu par les employés. L’augmentation du taux de participation tend à accentuer l’impact bénéfique de ce type de mesure sur l’emploi, puisqu’un plus grand nombre d’individus participent au marché du travail. Figure 2. Impact des allègements de taxes dans le modèle microéconomique de recherche d’emploi Impact des allègements de taxes dans le modèle microéconomique de recherche d’emploi 14Ces résultats montrent que la diminution du taux marginal d’imposition associé à la reprise d’emploi peut avoir des effets bénéfiques en termes de chômage, de participation et de bien-être pour les chômeurs, même en présence d’un salaire minimum. À ce titre, notre approche montre que le chômage frictionnel peut être significativement influencé par des mesures d’incitation au travail pour des valeurs vraisemblables des élasticités de la durée du chômage par rapport au ratio de remplacement et de l’offre de travail par rapport au salaire. 15Néanmoins, les modèles microéconomiques de recherche d’emploi n’apportent qu’un éclairage très partiel sur l’impact de telles mesures. En particulier, les interactions avec les décisions de demande de travail sont représentées très sommairement, uniquement par le taux d’arrivée des offres d’emplois, supposé varier avec l’intensité de recherche des chômeurs. De ce point de vue, les déterminants de la demande de travail sont absents de l’analyse. Un examen plus approfondi des interactions entre l’offre et la demande va nous permettre d’enrichir les prédictions du modèle de base de prospection d’emploi, mais aussi de comparer les conséquences de réduction des charges sociales et fiscales pesant sur les employés et sur les employeurs. LES ENSEIGNEMENTS DES MODÈLES MACROÉCONOMIQUES D’APPARIEMENT16Nous évaluons à présent les conséquences des mesures envisagées dans le cadre d’un modèle d’appariement, inspiré de Pissarides [2000], qui intègre le modèle microéconomique de prospection d’emploi dans un cadre macroéconomique. Nous commençons par étudier, dans ce contexte, l’impact d’un allègement de taxes avant de le comparer avec celui d’une réduction des cotisations patronales. Un réexamen de l’impact des réductions des cotisations sociales payées par les employés17La structure du modèle d’appariement est présentée sur la figure 3. Les embauches sont déterminées par un processus d’appariement entre les offres d’emplois, émanant des entreprises, et les demandes, émises par les chômeurs. Selon ce processus, le nombre d’embauches de chaque période croît avec le nombre de demandes et d’offres d’emplois. En outre, un accroissement de l’intensité de recherche d’emploi des chômeurs améliore l’efficacité du processus d’appariement. Sur ce point, il est important de prendre en considération les interactions entre les efforts de recherche individuels au niveau macroéconomique. En effet, le modèle microéconomique de recherche d’emploi indique que l’intensification de la recherche d’un individu donné lui permet d’obtenir plus d’offres d’emplois. Ce phénomène peut s’opérer au détriment des autres chômeurs avec lesquels cet individu est en compétition. Par conséquent, il est important de distinguer l’impact individuel de l’effort de recherche sur le processus d’appariement, de l’impact moyen collectif, qui peut être plus faible, du fait des phénomènes de concurrence entre chômeurs. Pour prendre en compte cette différence, le modèle a été calibré en utilisant une valeur vraisemblable de la dérivée du taux de chômage par rapport au ratio de remplacement. Les évaluations macroéconométriques de cette dérivée laissent une fois de plus la place à une certaine incertitude. Elles concluent en général qu’une hausse de 1 point du ratio de remplacement augmente de 0,1 à 0,15 point le taux de chômage voir Scarpetta [1996] ou Holmlund [1998]. Nous avons à nouveau pris le parti de surestimer, dans la calibration de référence, le rôle joué par le comportement des chômeurs en adoptant une valeur élevée de cette dérivée, à savoir 0,15. 18Le nombre d’offres d’emplois est une variable endogène, déterminée par une condition de libre entrée sur le marché du travail. En d’autres termes, les entreprises créent des emplois vacants jusqu’au point où la valeur marginale actualisée d’un emploi vacant devient nulle. Comme l’indique la figure 3, un emploi vacant peut être pourvu lorsqu’une embauche a été réalisée. Un emploi pourvu a un taux de destruction exogène, identique à celui introduit dans le modèle élémentaire de prospection d’emploi. 19Dans ce contexte, le fonctionnement du modèle est assez simple. La condition de libre entrée détermine une demande de travail, décroissante avec le coût du travail. La demande de travail diminue donc avec le taux de cotisations patronales, mais elle ne dépend pas du taux de cotisation des employés, à salaire brut perçu par ces derniers inchangé. La diminution des taxes payées par les salariés accroît l’intensité de l’effort de recherche de chaque chômeur et attire des individus sur le marché du travail. Les allègements de taxes sont donc favorables à l’emploi la participation est plus importante, les chômeurs cherchent plus intensément un emploi, ce qui tend à diminuer la durée moyenne de vacance des emplois et, par conséquent, le coût du travail. Figure 3. La structure du modèle d’appariement La structure du modèle d’appariement 20Le modèle est étalonné afin de reproduire les faits stylisés du segment du marché du travail que nous considérons ici les détails sont donnés en annexe. La figure 4 présente les résultats obtenus pour le même type de variante que celui étudié dans la section précédente. On peut constater que les allègements de taxes ont un impact plus faible sur la durée du chômage et le taux de chômage au niveau macroéconomique qu’au niveau microéconomique. Cela provient du fait que la recherche d’emploi est moins efficace au niveau agrégé qu’au niveau individuel car une augmentation individuelle de l’effort de recherche ne permet pas seulement d’intensifier le processus d’appariement au niveau macroéconomique, mais permet également à chaque chômeur de mieux se distinguer des autres chercheurs d’emplois. L’étalonnage du modèle indique en effet, sur la base des estimations micro et macroéconomiques de l’impact du ratio de remplacement sur la durée du chômage, que ce phénomène de déperdition de l’effort de recherche joue un rôle qui semble toutefois modéré. Figure 4. Impact des allègements de taxes dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact des allègements de taxes dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 21En définitive, inciter l’offre de travail possède des vertus favorables à l’emploi, même en présence d’un salaire minimum. Elle contribue à inciter les chômeurs à accroître leur intensité de recherche d’emploi et augmente la participation au marché du travail. Allègement de taxes ou allègements de charges patronales sur les bas salaires ? 22Le modèle d’appariement avec effort de recherche endogène s’avère particulièrement utile pour comparer les conséquences d’abaissement des cotisations portant sur les employeurs et les employés. Le bloc demande de travail, résultant de la libre entrée sur le marché, est étalonné de manière à obtenir une élasticité réaliste de la demande de travail par rapport à son coût. Les estimations habituelles de cette élasticité sur données microéconométriques oscillent entre – 0,3 et – 0,8 Hamermesh [1993]. Nous avons alors pris le parti de prendre une évaluation de cette élasticité de ? 0,8, correspondant à une valeur qui peut sembler a priori plutôt élevée. Toutefois, trois arguments viennent conforter ce choix. Tout d’abord, nous nous intéressons principalement aux effets de long terme des politiques en comparant des états stationnaires. De ce point de vue, les élasticités de long terme de la demande de travail sont probablement plus élevées que les élasticités qui sont généralement considérées dans les travaux appliqués. Deuxièmement, le segment de la population qui nous intéresse est particulièrement peu qualifié. Or, les études empiriques montrent que la demande de travail peu qualifiée serait plus élastique que la demande de travail qualifié car les emplois d’exécutants seraient plus substituables au capital physique que les emplois d’encadrement Dormont et Pauchet [1997]. Enfin, les problèmes de mesure sur le coût du travail ont vraisemblablement biaisé à la baisse les estimations de l’élasticité coût de la demande de travail ainsi que le souligne Hamermesh [1993]. 23Les résultats, présentés dans la figure 5, montrent que les deux mesures ont des effets de même signe, mais d’ampleurs différentes sur le chômage, le bien-être des chômeurs et l’emploi. On peut constater que les abaissements des charges patronales sont beaucoup plus efficaces pour réduire le taux de chômage et la durée du chômage que les réductions des cotisations pesant sur les employés. En revanche, il apparaît que les allègements de taxes permettent d’accroître beaucoup plus considérablement le bien-être des chômeurs mesuré par leur équivalent certain, qui bénéficient directement des abaissements de charges lorsqu’ils sont embauchés. En définitive, les deux types de mesure ont des effets d’ordre de grandeur comparable sur le taux d’emploi le taux de chômage diminue davantage avec les réductions de charges patronales, mais le taux de participation s’accroît davantage avec les allègements de taxes. Avec les formes fonctionnelles choisies pour étalonner le modèle, il apparaît que l’emploi augmente davantage avec la réduction des cotisations employeurs pour des faibles niveaux d’abaissement de charge, mais que cet avantage relatif disparaît pour des abaissements de charge suffisamment importants. 24La comparaison effectuée dans la figure 5 apporte des enseignements qualitatifs clairs les réductions des cotisations employeurs sont plus efficaces pour réduire le taux de chômage et sa durée, mais moins efficaces pour accroître le bien-être des chômeurs. Toutefois, la comparaison de l’impact sur l’emploi de ces deux types de mesure reste une question ouverte. 25Comme dans tout exercice de calibration, les résultats peuvent s’avérer très fragiles, car très sensibles aux valeurs sélectionnées des paramètres. De ce point de vue, il existe une incertitude relativement importante sur l’élasticité de la demande de travail par rapport au coût du travail, et surtout du taux de participation par rapport au salaire, qui sont respectivement égales à – 0,8 et 0,4 dans le cadre de référence présenté dans la figure 5. Il est donc important de vérifier que les résultats qualitatifs obtenus dans ce cadre sont toujours valables pour des valeurs différentes de ces deux élasticités. La figure 6 présente des résultats obtenus en supposant une faible élasticité de la demande de travail – 0,3 et une forte élasticité de la participation égale à 1. La figure 7 présente les résultats dérivés dans une situation opposée, avec une forte élasticité de la demande de travail – 1 et une faible élasticité du taux de participation 0,1. Ces deux dernières figures suggèrent que les enseignements qualitatifs que nous tirons de nos comparaisons s’appliquent pour un large ensemble de valeurs vraisemblables des paramètres du modèle. En particulier, le fait que nos calibrations surestimeraient plutôt le rôle de la recherche d’emploi dans les déterminants du chômage nous conduit à penser que la plus grande efficacité de la réduction des cotisations sociales patronales sur les bas salaires en termes de baisse du taux de chômage constitue un résultat robuste. De même, le fait que pour des valeurs très différentes des élasticités des taux de participation et de la demande de travail, on trouve toujours que les allègements de taxes sont plus efficaces, en termes de bien-être des chômeurs, et en termes de hausse des taux de participation, nous conduit également à considérer ces résultats comme robustes. Seule la comparaison des effets sur l’emploi resterait incertaine. Figure 5. Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillés et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillés et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 26L’exercice mené ici suggère qu’il est préférable de faire systématiquement appel à l’abaissement des cotisations patronales lorsque l’élasticité de la demande de travail est faible, et l’élasticité de la participation élevée. Une telle mesure, toujours plus favorable aux chômeurs, permet, dans ce cas, d’accroître l’emploi de manière plus conséquente que des baisses de charges patronales. En revanche, dans les autres situations, où les élasticités ne prennent pas ces valeurs extrêmes, il est beaucoup plus difficile de comparer les conséquences des deux types de mesure en termes d’emploi. Figure 6. Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillés et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillés et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi 27Pour illustrer plus clairement ce point, nous avons simulé les effets d’un même montant d’allègement de charges selon que cet allègement bénéficie, pour un salaire brut donné, aux travailleurs ou à leurs employeurs. Les figures 8 à 10 présentent l’impact d’un allègement des charges pesant sur les salaires, d’un montant équivalent à un cinquième du RMI, en reportant en abscisse la part, exprimée en pourcentage, de l’allègement dont bénéficient les salariés. Au point d’origine, ce sont les employeurs qui bénéficient entièrement de l’allègement, alors qu’au point terminal ce sont les salariés. Il apparaît qu’il est préférable d’utiliser conjointement les deux instruments, pour optimiser l’emploi et le coût budgétaire ex post tenant compte des économies réalisées en versement de RMI dans le cadre de référence où les élasticités prennent des valeurs intermédiaires voir fig. 8. Néanmoins, les deux autres cas envisagés aboutissent à des résultats opposés. L’allègement des cotisations et taxes payés par les employés est préférable de tout point de vue sur la figure 9 lorsque l’élasticité de la demande de travail est faible et l’élasticité du taux de participation est importante. En revanche, les allègements fiscaux s’avèrent préférables pour les chômeurs, mais moins efficaces pour l’emploi, sur la figure 10, lorsque l’élasticité de la demande de travail est importante et l’élasticité du taux de participation est élevée. Figure 7. Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillé et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi Impact de réductions des cotisations employeurs traits en pointillé et de taxes traits pleins dans le modèle d’appariement avec effort de recherche d’emploi CONCLUSION28Notre contribution montre que l’enrichissement des modèles statiques d’offre et de demande de travail par la prise en considération de la recherche d’emploi enrichit l’analyse des conséquences des taxes sur les performances du marché du travail. En particulier, la prise en compte des réactions de la recherche d’emploi et des phénomènes d’appariement suggère que l’allègement de taxes payées par les employés possède d’indéniables vertus. Ce type de mesure semble beaucoup plus favorable, en termes de bien-être, pour les chômeurs, qu’un allègement des charges patronales. Ces dernières sont néanmoins vraisemblablement beaucoup plus adaptées pour réduire le taux de chômage, mais pas nécessairement pour augmenter le taux d’emploi. À ce titre, leur usage massif en France dans la décennie 1990 se comprend très bien, dans la mesure où la réduction du taux de chômage constituait l’objectif majeur de la politique économique. Cet objectif est cependant beaucoup trop étroit, et une meilleure prise en compte du taux d’emploi, et de mesures du bien-être des individus les plus défavorisés pourrait mettre en cause cette tendance lourde des politiques de l’emploi depuis une décennie. Figure 8. Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI 29Il nous semble toutefois indispensable de souligner le caractère préliminaire de cette étude. Parmi les nombreuses simplifications adoptées pour les évaluations, plusieurs critiques nous semblent plus particulièrement devoir être soulignées. La première concerne la durée du travail que nous avons supposée exogène. Or, de nombreux observateurs craignent que la mise en œuvre de mesures telles que la prime pour l’emploi ou l’ACR favorise le développement d’emplois à temps partiel en les rendant plus acceptables pour les salariés Jalmain [1999]. Des allègements de taxes qui seraient trop ciblés sur les emplois faiblement rémunérés pourrait alors contribuer à renforcer la précarité des emplois occupés par les travailleurs pauvres ». Il nous semble donc indispensable de reprendre nos évaluations dans un cadre qui intégrerait cette dimension en prenant en compte l’existence simultanée d’emplois à temps plein et d’emplois à temps partiel. 30La deuxième faiblesse concerne l’absence d’hétérogénéité des emplois, ce qui est critiquable à deux titres. D’une part, les travailleurs pauvres » se voient très souvent offrir des emplois précaires. Or, ces emplois leur permettent parfois d’acquérir les compétences nécessaires pour obtenir un emploi mieux rémunéré et mieux protégé. Il faut alors évaluer les conséquences des politiques envisagées sur ces transitions pour obtenir des évaluations plus fiables. D’autre part, les mesures considérées ont probablement des conséquences sur les autres travailleurs. La nécessité de financer ces réformes ou la possibilité pour un chômeur qualifié de bénéficier d’une incitation à l’emploi devrait alors permettre d’enrichir notre analyse. Figure 9. Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI 31Enfin, les aspects de dynamiques transitoires n’ont pas été explorés. Les effets que nous avons énoncés ne consistent qu’en des comparaisons d’état stationnaires. Or, des délais assez longs sont sans doute nécessaires pour voir l’économie rejoindre les états stationnaires décrits. En particulier, notre intuition suggère que dans un contexte où à l’état stationnaire c’est-à-dire à long terme, les allègements fiscaux et les réductions des cotisations patronales sur les bas salaires ont des conséquences analogues sur les taux d’emplois, les effets à court terme seraient très différents. En effet, à court terme, seuls les taux de participation et le taux de sortie du chômage sont des variables libres qui peuvent réagirent instantanément aux politiques introduites. En revanche, l’intensification des flux de sortie du chômage prend du temps pour faire baisser le taux de chômage et augmenter les taux d’emploi. Ainsi, à court terme, les allègements fiscaux ramèneraient de nombreux inactifs vers le chômage et feraient augmenter le taux de chômage dans des proportions plus importantes que les allègements de charges patronales sur les bas salaires. On retrouverait alors le message délivré par le modèle statique d’offre et de demande de travail en présence de salaire minimum. Les allègements fiscaux pourraient accroître temporairement le chômage, en augmentant le taux de participation. De ce point de vue, les allègements fiscaux présente un inconvénient qui n’apparaît pas dans une analyse comparant des états stationnaires. Figure 10. Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI Impact de la part de l’allègement des cotisations sociales bénéficiant aux employés, pour un allègement total égal à 20 % du RMI ANNEXES 32L’objet de cette annexe est d’exposer le modèle utilisé dans cet article, ainsi que sa calibration. Le programme de simulation numérique écrit avec le logiciel Mathématica est disponible sur internet à l’adresse http /// www. u-paris2. fr/ ermes/ membres/ lehman/ hehman. htm Le modèle microéconomique 33La taille de la population en âge de travailler est constante, et sa mesure est normalisée à 1. On note ei l’effort de recherche du chômeur i. Le taux de sortie du chômage du chômeur est alors ei ? ? où ? est un paramètre exogène dans ce premier modèle et qui sera déterminé par la suite. Un agent ayant un revenu x et cherchant un emploi avec une intensité e est supposé bénéficier d’un flux d’utilité v x ? d e . On adopte les spécifications suivantes On a donc v ? . > 0, v ? . ? 0, et d ? . > 0 et d ? . > 0. On note b l’allègement des taxes payées par les salariés, w le salaire minimum brut des salariés SMIC , z le revenu des chômeurs, q le taux de destruction des emplois. W et Wu, les espérances d’utilité intertemporelle respectivement d’un employé et d’un chômeur, sont alors définis par les équations La condition du premier ordre du programme du chômeur impose 0 = ? W ? Wu ? d ? ei . La condition du second ordre s’écrit ? d ? ei < 0. Elle est vérifiée dès que la fonction de désutilité de l’effort est strictement convexe. Les équations 2 et 3 impliquent L’effort optimal de recherche est donc implicitement défini par Le taux de sortie du chômage est donc simplement donné par la valeur e * d’équilibre donnée par 4, soit e * ? ?. On en déduit aisément le taux de chômage d’équilibre stationnaire, donné par l’équation d’équilibre des flux, qui implique Pour mener la statique comparative de ce premier modèle, il suffit de différencier l’équation 4. Le théorème des fonctions implicites implique alors que pour n’importe quelle variable x, de */ dx = ? S?x /S?e. Tout d’abord, nous avons Nous en déduisons par conséquent que pour n’importe quelle variable x, de */ dx est du signe de S?x. On a alors L’effort de recherche augmente et donc le chômage diminue avec l’allègement de taxes et le SMIC. L’effort de recherche diminue avec le montant des allocations chômage et il augmente avec le paramètre ? d’efficacité du processus de recherche. 34Pour étalonner ce premier modèle, nous désirons que, dans la situation de référence où il n’y a pas d’allègement de taxes, l’élasticité de la durée du chômage au montant des allocations corresponde à celle estimée sur des données microéconométriques. Nous notons ? cette élasticité. La durée moyenne du chômage est égale à 1/ e ? ? . Aussi, ? correspond également à l’opposée de l’élasticité de e par rapport à z. Nous obtenons finalement Pour évaluer les effets de l’introduction d’un allègement de taxes, nous avons fixé les paramètres suivants, en considérant une durée hebdomadaire du travail à 20 heures sur 47 semaines annuelles Nous avons alors voulu reproduire une situation de référence avec un taux de chômage égal à 20 % et une élasticité ? = 1, ce qui nous a conduit à fixer La prise en compte de la participation s’effectue en supposant que les individus peuvent obtenir un revenu hors marché du travail. On suppose que les revenus que les individus peuvent obtenir en dehors du marché du travail sont distribués uniformément sur l’intervalle { V?, V+ }. Le taux de participation est donc égal à Vu ? V? / V+ ? V? . En outre, l’élasticité de la participation par rapport au gain salarial instantané est égale à d Vu / dw ? w / V+ ? V? . En fixant le taux de participation à 60 % et l’élasticité de la participation à 0,4 dans le scénario de référence, on en déduit l’intervalle { V?, V+ }. 35On évalue alors les effets de l’introduction de l’allègement de taxes en partant d’une valeur initiale de b = 0 à une valeur terminale de b = z. Le modèle macroéconomique 36Le modèle d’appariement proposé par Pissarides [2000] permet de modéliser à la fois le comportement de demande de travail des entreprises et les externalités qui existent dans les processus de recherche. Soit e ? l’effort moyen fourni par les chômeurs. On suppose que le flux d’emplois créés est une fonction du nombre V d’emplois vacants postés par les firmes, du nombre de chômeurs à la recherche d’un emploi et de leur effort de recherche moyen e ?. Cette liaison est décrite par la fonction d’appariement Cette fonction d’appariement vérifie les propriétés habituelles de rendements constants, de croissance et de concavité en U et en V. En réalité, ce n’est pas le nombre de chômeurs U per se qui détermine les flux d’embauches, mais le nombre de chômeurs efficaces, à savoir e ? ? ? U. À partir de l’équation 10, on peut déterminer le taux d’embauche sur un emploi vacant M/V. Celui-ci vérifie où ? est un indicateur de tension sur le marché du travail. On peut également déterminer le taux de sortie du chômage d’un individu effectuant l’effort ei. Ce taux vaut ei e M =i e ? ? V M. Le rendement privé de l’effort de recherche réside en partie e U e e ? ? ? U V dans la capacité à se distinguer des autres chercheurs d’emploi. Toutefois, l’efficacité du processus de rencontre est également affectée au niveau agrégé. On peut alors endogénéiser le paramètre ? d’efficacité du processus de recherche d’emploi. On obtient Ainsi, lorsque ? = 0, l’intensité de recherche n’affecte pas les flux agrégés de sortie du chômage e ?. Au contraire, lorsque ? = 1, l’intensité de recherche est aussi efficace au niveau microéconomique qu’au niveau macroéconomique. Le paramètre ? permet donc d’intégrer cette idée d’externalité des processus de recherche qui font que la recherche d’emploi peut être plus rentable au niveau microéconomique qu’au niveau macroéconomique, une partie de l’effort de recherche ne permettant pas d’améliorer directement le processus d’appariement mais permettant simplement à chaque chômeur de mieux se distinguer des autres chercheurs d’emplois. 37Afin de modéliser le comportement des entreprises, on note y la productivité d’un emploi occupé, c le coût de postage d’un emploi vacant, ?, le taux de charges patronales au niveau du SMIC, J la valeur d’un emploi occupé et Jv la valeur d’un emploi vacant. On obtient On suppose que les firmes sont libres de poster des emplois vacants. La condition de libre entrée Jv = 0 permet alors de décrire la demande de travail de l’économie On obtient une relation décroissante entre le coût du travail 1 + ? w et l’indicateur de tension sur le marché du travail ?. Cette condition exprime l’égalité entre l’espérance de coût d’un emploi vacant et l’espérance de profit d’un emploi pourvu. Lorsque la productivité diminue ou que le coût du travail augmente, la valeur des emplois pourvus diminue, ce qui incite les entreprises à poster moins d’emplois vacants. 38À partir de la valeur de ? définie par 14, l’équilibre est obtenu en remarquant que, les agents étant ex ante homogènes, l’équation 4 implique que tous les chômeurs prennent la même décision en matière d’intensité de recherche. Aussi, ei = e ? = e. L’élasticité de la demande de travail L par rapport au coût du travail se calcule selon Compte tenu de la valeur du paramètre de tension ? déterminée par l’équation 14 de demande de travail, et de valeur endogène de ? déterminée par l’équation 11, l’équation 4 déterminant implicitement l’effort de recherche au niveau macroéconomique peut se réécrire Les effets de l’allègement de taxes au niveau macroéconomique sont alors obtenus en différentiant l’équation 15. On obtient Les valeurs d’équilibre de la tension du marché du travail ? et de l’intensité de recherche e sont définies par les deux équations 14 et 15. On peut distinguer deux cas particuliers ? = 1. ? ne dépend que de ?, déterminé par le programme de la firme, e ? = 0 et ? l’allègement de taxes a le même impact au niveau microéconomique et macroéconomique. 39? = 0, le taux de sortie du chômage e ? ? = ? m ? ne dépend que du comportement des entreprises qui n’est pas affecté par la recherche d’emploi. L’allègement de taxes n’a alors pour seuls effets que de diminuer l’utilité des chômeurs et d’augmenter celle des travailleurs. 40Pour étalonner le modèle, et définir les valeurs d’équilibre de ces deux variables, il reste à déterminer les valeurs des paramètres y, m0, ?, ?, c, ?. Nous fixons à 0,5 la valeur de l’élasticité ? de la fonction d’appariement par rapport au taux de chômage Mortensen et Pissarides [1999] ou Petrolonguo et Pissarides [2001]. 41Pour définir les valeurs de m0, ?, nous utilisons la dérivée macroéconomique, notée ?M, du taux de chômage par rapport au ratio de remplacement des allocations chômage qui a pour expression Notons alors avec un indice 0 les valeurs des variables dans le scénario de référence sans allègement de taxes ni allègement de charge, avec un taux de chômage de 20 %. Le modèle est alors étalonné en fixant les valeurs suivantes Il s’agit d’un système de trois équations à trois inconnues m0, ?0 et ? e0 résulte de la calibration du modèle microéconomique, et vaut 0,012. 42Pour étalonner les valeurs de y, ? et c, nous utilisons l’équation de partage de la valeur ajoutée, la demande de travail dans l’état de référence, et l’expression de la dérivée de la demande de travail par rapport au coût du travail au niveau macroéconomique, soit c’est un système de trois équations à trois inconnues en y, ? et c. 43Les graphiques 8 à 10 sont obtenus en supposant que le coût de financement du RMI est de 25 milliards de francs. On considère un allègement de charge de 20 % du montant du RMI. En notant b le montant de l’allègement, L le volume de l’emploi et L0 le volume de l’emploi en l’absence d’allègement, le coût de la mesure d’allègement des charges est égal à b L ? z L ? L0 .
Introduction Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité FHB, ci-après dénommé le Client, entend affecter une partie de ses ressources financières aux paiements relatifs au contrat pour lequel la présente demande de proposition est émise. Le Client sollicite des propositions techniques et financières pour la réalisation de la consultation suivante Élaboration d’un plan de restauration de Mangrove dans les aires protégées de Baradères Cayemites ainsi que la restauration de 100 hectares de mangroves dans la même zone, ci-après désignés par les Services ». Le complexe Baradères-Cayemites est une aire protégée du Sud-Ouest d’Haïti. Il est situé entre les départements des Nippes et la Grand’Anse et s’étend sur une superficie de près de 890 Km2 de Petit Trou de Nippes jusqu’à Corail avec une partie marine et une partie terrestre. Cette dernière est limitée au Sud par les sections communales Tibi Davesac et Champlois de la commune de Camp-Perrin, Melon et Dory de Maniche, Laroque de Cavaillon, Plaisance et Anse à Pins de Plaisance du Sud et Liève de Petit Trou de Nippes, au Nord par la péninsule Grand Boucan-Baradères, la zone côtière de Petit Trou de Nippes, Ile Cayemites, les côtes de Pestel et de Corail, à l’Est par les communes d’Arnaud et Anse-à-Veau et à l’Ouest par les communes de Roseaux et Beaumont proche de l’extrémité Est du Parc Macaya. Le complexe dispose par endroits d’importantes formations de mangroves. Cet écosystème, riche en biodiversité a un fort potentiel de services écosystémiques. Cependant, l’économie de la région étant essentiellement basée sur l’agriculture de subsistance, il y a une forte pression sur les ressources naturelles. La coupe des arbres reste l’une des activités les plus importantes pour la population. Il s’en suit une dégradation importante des bassins versants. L’érosion du sol en amont causée par les pluies et la forte déforestation facilitent le dépôt de divers sédiments dont les déchets en matière plastique ajoutés aux effets du changement climatique contribuent à l’affaiblissement et la dégradation des écosystèmes de mangroves. Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité à travers son programme de subvention envisage d’utiliser une partie de ses fonds pour octroyer une subvention pour l’élaboration d’un plan de restauration de mangroves dans cette aire protégée ainsi que la restauration et la conservation de cent 100 ha de mangroves. Ces termes de référence ont été préparés par le Fonds Haïtien pour la biodiversité FHB qui est un fonds fiduciaire créé afin de faciliter un mécanisme de financement durable pour la protection et la valorisation des ressources naturelles et des écosystèmes. Le FHB, a pour but de collecter, gérer, monétiser, canaliser et fournir des fonds pour l’accomplissement de la mission suivante Soutenir la conservation de la biodiversité et le développement durable associé pour la population d’Haïti en fournissant un financement de la conservation à long terme. » Description de taches Phase 1 I. Capitalisation et intégration des bonnes pratiques Il est attendu du prestataire qu’il mette en place et exécute un programme et de préservation tenant compte des bonnes pratiques en termes de restauration de mangroves à l’échelle internationale tout en prenant en compte des expériences de restauration menées à l’échelle nationale et régionale et intégrer les leçons tirées de ces précédentes expériences. Différentes expériences de restauration de mangroves menées en Haïti et dans les Caraïbes seront ainsi recensées et analysées afin d’identifier les bonnes pratiques ainsi que les contraintes et difficultés rencontrées par ces expériences. Des données techniques et économiques seront collectées et les points suivants seront notamment à analyser - Méthodes de restauration adoptées méthode d’identification des sites de restauration et critères de sélection, techniques de plantation utilisation ou non de pépinières, choix des espèces replantées, etc., activités de préservation de la mangrove. - Niveau d’implication des communautés locales, mise en place d’activités économiques alternatives. - Coûts associés aux étapes de restauration et aux initiatives recensées main d’œuvre, dépenses de fonctionnement et d’investissement, etc.. - Méthodes de suivi adoptées et éventuel outil de suivi du stockage du carbone si existant. - Résultats obtenus et identification des difficultés et solutions adoptées pour tous les éléments cités précédemment. Une courte synthèse de ce travail sera réalisée elle mettra en avant les bonnes pratiques de restauration et exposera les conditions de viabilité, de durabilité et de réplicabilité des projets de restauration étudiés. Le consultant devra valoriser ces enseignements pour les prochaines étapes de la consultation. II. Échantillonnage sur le terrain/ Vérification du sol et échantillonnage des eaux interstitielles Le consultant mettra à jour l’évaluation de la mangrove et examinera les données déjà recueillies par TNC et ses consultants lors de ses évaluations sur le terrain à partir de 2020. Des données de terrain supplémentaires seront collectées par un expert local en collaboration avec les membres de la communauté locale et analysées au besoin pour compléter la base de données existante. Page 2 Plan d’échantillonnage Les sites d’échantillonnage sur le terrain de sélection suivront un plan aléatoire évitant les biais d’échantillonnage. Des transects placés au hasard à l’intérieur de chaque site à l’aide d’un tableau de nombres aléatoires pour déterminer les emplacements d’échantillonnage. Compte tenu de l’échelle de la zone d’échantillonnage, les transects ne seront pas séparés de moins de 300 m. Ces transects permettront aux consultants de documenter la biodiversité à travers les gradients existants d’inondation, de salinité, d’altitude ou d’autres facteurs et représenteront un régime d’échantillonnage minimum pour la première visite du site. Les transects auront une longueur d’au moins 100 m et contiendront 3 placettes d’échantillonnage ou plus chacune. Lors des plans d’échantillonnage, les consultants confirmeront 1. La diversité des espèces en recueillant des spécimens de coupons au besoin, 2. Les caractéristiques des communautés végétales, des peuplements, et documenteront la qualité des eaux de surface et la chimie des eaux interstitielles. On s’attend à ce que la sélection des zones d’intervention soit un processus assez itératif fondé sur l’expérience acquise dans des habitats similaires dans les autres régions d’Haïti ou à l’échelle internationale. Ainsi, des observations supplémentaires peuvent être nécessaires dans des zones focales qui n’ont pas été capturées dans le plan aléatoire initial ou des modifications du plan d’échantillonnage seraient nécessaires après évaluation des conditions réelles des sites, ou en raison de l’accessibilité des endroits du site. L’échantillonnage de l’eau interstitielle aidera à déterminer les conditions de la rhizosphère zone racinaire. Les conditions de la rhizosphère ont une influence sur le succès de la restauration, un relevé précis des échantillons est obligatoire pour les élévations afin de caractériser les zones de plantation supérieures et inférieures - Arpentage des plages d’altitude pour chaque taxon groupe, mesures des eaux interstitielles et des propagules, mesures de croissance, évaluation de la trajectoire de restauration. Le Consultant devra réaliser Analyse des sites. Avant de définir les actions de restauration de préservation, une analyse des sites de mangrove de la zone d’intervention sera conduite sur le plan historique et écologique notamment en termes de dynamique sédimentaire et d’hydromorphologie. Les sources de pressions et les perturbations pesant sur les écosystèmes de mangrove seront aussi analysées. Pour cela, le prestataire devra mener des enquêtes sur le terrain pour argumenter son analyse. Identification des zones d’intervention. Identification des zones d’intervention zones de restauration, de préservation, de régénération naturelle, de prélèvement, etc.. Des critères physico-chimiques ex hydrologie, exposition aux vagues, eau interstitielle des racines oxygène dissout, salinité, PH, etc., écologiques, techniques mais également sociaux ex zones d’intérêt pour la mobilisation des communautés locales seront utilisés pour la définition des zones. Une cartographie des zones d’intervention devra être produite. Des échanges avec les communautés pourront également permettre d’obtenir une perspective historique sur les différents et de mieux cibler les zones d’intervention. Le consultant devra prendre en compte non seulement la faisabilité environnementale mais également communautaire et sociale pour la sélection des sites. Phase 2 I. Élaboration d’un plan de restauration de mangroves de l’AMP de Baradères-Cayemites Élaborer un plan de réhabilitation des mangroves afin de fournir des informations pour la réhabilitation et la surveillance à long terme du système. Ce plan contribuera également à sensibiliser les partenaires locaux, les communautés locales et le gouvernement haïtien à l’importance des mangroves pour soutenir la résilience côtière. Trois étapes importantes seront mises en œuvre pour mener à bien cette activité a Examen des données déjà recueillies par TNC lors de ses évaluations sur le terrain à partir de 2020, collecte des données de terrain supplémentaires par un expert local en collaboration avec les membres de la communauté locale et analysées au besoin pour mettre à jour notre base de données. b Élaboration du plan de restauration de la mangrove comprenant la conception d’un plan de surveillance et l’analyse statistique des données métriques résultantes. Sélection de la zone de référence appropriée pour la comparaison statistique. c Un atelier sera organisé avec les participants locaux pour sensibiliser, valider les données et socialiser le plan. Page 3 II. Elaboration d’un plan d’action détaillé pour la restauration et la préservation de la mangrove Un plan d’action détaillé pour la restauration, mais également la préservation des mangroves des aires protégées de Baradères – Cayemites devra être réalisé. En effet, ce plan d’action doit surtout permettre de reproduire les conditions favorables à la régénération naturelle, d’organiser et de planifier les activités de restauration tant sur le volet technique que financier. Il comportera une dimension communautaire et participative, avec des éléments sur la mobilisation et l’implication des communautés locales. Les points suivants devront notamment être traités dans le plan 1- Définition des objectifs de restauration et de préservation, des techniques employées et des moyens d’intervention intervention hydrologique, pépinières, achats ou prélèvements de plantules, restauration naturelle via des zones de protection/régénération etc., description de leur fonctionnement et planification spatiale des infrastructures. Il sera nécessaire de déterminer les types des travaux à mener sur les différentes zones. Les recommandations devront s’appuyer sur les résultats des enseignements de la première activité ainsi que sur les réalités environnementales et sociale du territoire. Les espèces endémiques sélectionnées pour la restauration devront être également présentées. La restauration de végétation littorale, en complément de la mangrove, devra être envisagée et la cartographie devra être produite pour chaque zone et par espèce. 2- Planification temporelle et financière des activités calendrier d’intervention, évaluation des coûts de main d’œuvre, dépenses de fonctionnement et d’investissement, etc.. 3- Identification des activités connexes à mettre en place activités de sensibilisation permettant l’implication des communautés avoisinant les aires protégées permettant de réduire la pression anthropique sur la mangrove, et notamment la coupe de bois. 4- Actions de suivi des activités de restauration et de préservation. La restauration des mangroves ne dépend pas seulement des activités de restauration mais aussi de leur suivi sur le long terme. Le prestataire devra également intégrer des actions de suivi de la restauration et de l’état de santé des mangroves dans son plan d’intervention. Ces recommandations doivent aller au-delà de la durée de vie de la consultation et du projet. La méthodologie doit être adaptée aux capacités techniques, matérielles et financières du FHB. Le plan de restauration sera présenté sous forme de rapport opérationnel, comprenant des contenus factuels, les analyses, les solutions proposées, la mise en œuvre ainsi que le plan de suivi en plus de la cartographie. III. Mise en œuvre du plan de restauration Enfin, le prestataire aura la charge de la mise en œuvre du plan de restauration en collaboration étroite avec les responsables de cette aire protégée. L’exécution du plan doit permettre d’atteindre deux objectifs principaux a La restauration et préservation de 100 hectares de mangroves cette cible de 100 hectares comprend à la fois les zones de plantation et de régénération naturelle. b L’engagement des communautés des aires marines protégées dans la préservation de cet écosystème et dans les opérations de restauration ; notamment à travers la mise en place d’activités connexes. L’exécution du plan doit notamment comprendre les points suivants a Aménagement des sites de plantation et de pépinière et mise en place des espèces de mangrove les mieux adaptées aux zones de plantation. Ce processus sera guidé par le plan de réhabilitation de la mangrove. b Collecte de graines de mangroves et de propagules. c Production de semis par les membres de la communauté locale dans de petites pépinières sous la supervision de TNC et travaux de terrassement pour les lits de pépinière, les tranchées / fosses et les remblais de terre. 16 membres de la communauté, de préférence parmi les participants aux ateliers initiaux, seront ciblés pour cette activité. Cela peut varier en fonction des conditions sur le terrain et de la disponibilité des personnes ciblées. d Transporter le matériel de pépinière vers des sites de plantation sélectionnés et les transplanter dans des zones de mangrove dégradées dans l’AMP de Baradères-Cayemites. e Réalisation des opérations de restauration hydrologique et des éventuels travaux d’aménagement ; f Réalisation et planification des activités de plantation ; g Réalisation et planification des activités de préservation mise en défens, régénération naturelle, etc. ; h Formation et gestion du personnel recruté gestion des recrutements et des paiements notamment ; i Protection et suivi des interventions réalisées ; Data processing using the Restoration Performance Index. Page 4 j Animation de la démarche communautaire ; La réussite des plantations dépendant grandement des conditions hydrologiques et météorologiques, le dispositif de mise en œuvre proposé devra être flexible et la présence sur les sites de production et de restauration assurée sur toute la durée du projet. Il est attendu du prestataire qu’il mobilise toute son expertise au service du projet et qu’il ait la capacité de proposer des solutions rapides aux problèmes pouvant se présenter. Le prestataire devra communiquer à la direction du FHB les avancées liées à l’exécution et les éventuels blocages. Des points réguliers sur le terrain avec la direction devront être organisés suivi d’un rapport mensuel des activités. Profil du consultant ou des consultants ou de la firme La firme doit avoir - Au moins 5 années d’expérience dans la conduite de projets de restauration et de préservation de mangroves et d’écosystèmes côtiers. - Au moins 5 ans d’expérience dans la gestion de projets communautaires en lien avec les ressources naturelles. - Au moins 5 ans d’expérience dans la supervision de travaux de génie écologique sur les écosystèmes côtiers. - Une excellente connaissance du secteur de l’environnement en Haïti et surtout dans la grande région du Sud d’Haïti au moins 3 mandats similaire menés dans la région Personnel Clef Chef de mission – Expert restauration et préservation de mangroves - Diplôme d’études supérieures Master ou équivalent en génie écologique ou gestion des ressources naturelles. - Au moins 10 ans d’expérience professionnelle dans la réalisation de projets de restauration de mangrove en Haïti. - Expérience spécifique dans la valorisation de ressources naturelles dans un contexte d’aire protégée. - Expérience confirmée de gestion de projets - Au moins 3 mandats similaires au cours des 5 ou 10 dernières années dans la restauration d’écosystèmes de mangrove en Haïti. - Maitrise du français et du créole obligatoire. Ingénieur en restauration écologique, spécialiste des milieux côtiers tropicaux - Diplôme d’études supérieures Master ou équivalent en ingénierie écologie. Page 5 - Spécialisé en écologie des milieux côtiers / mangroves au moins 5 ans d’expérience professionnelle pertinente dans le domaine de la conduite de travaux et la restauration d’écosystèmes côtiers. - Au moins 3 mandats similaires dans la restauration d’écosystèmes de mangrove et la conduite de travaux. - Des compétences en hydrologie et en cartographie sont requises Chargé de projets de gestion de ressources naturelles spécialisé en mise en œuvre de projets communautaires - Diplôme d’études supérieures en génie écologique, agronomie, gestion des ressources naturelles ou équivalent Licence ou équivalent - Au moins 7 ans d’expérience professionnelle dans la gestion communautaire des écosystèmes côtiers et mise en œuvre de projet. - Au moins 3 mandats effectués sur des projets en lien avec la gestion des ressources naturelles côtières en Haïti ou dans les Caraïbes. Des experts secondaires – dont les CV ne seront pas évalués – pourront être mobilisés expert en cartographie, en expert en hydrologie, expert en botanique, conducteur de travaux, agronome et autres. Dossier d’appel d’offres Cliquer ici pour télécharger le dossier complet d’appel d’offres Envoyer le pli à passation_marches
Le marché du travail est le lieu théorique de rencontre entre l’offre de travail et la demande de travail. L’offre de travail émane des travailleurs qui proposent leur force de travail, alors que la demande de travail provient des entreprises qui ont besoin de la force de travail pour produire. La rencontre entre l’offre et la demande aboutit à un prix, le salaire d’équilibre, et à une quantité échangée de travail . La demande de travail constitue l’offre d’emplois, alors que l’offre de travail représente la demande d’emplois. Les quantités demandées de travail évoluent en sens inverse du salaire sur le marché, alors que les quantités offertes de travail évoluent en même temps que le salaire. L’offre de travail On peut considérer l’offre de travail comme l’ensemble des capacités physiques et intellectuelles que les hommes mettent en œuvre pour produire les biens et services nécessaires à leurs besoins. L’offre de travail, en quantité et en qualité, est ainsi définie comme une force disponible pour produire. La population active est constituée de l’ensemble des personnes qui exercent un emploi ainsi que celles n’ayant pas d’emploi, désireuses d’en occuper un et menant une recherche active pour cela. Au total, la population active comprend les actifs occupés et les chômeurs, ce qui représente aujourd’hui 28,5 millions de personnes. La durée du travail revêt différentes formes durée journalière, hebdomadaire, annuelle ainsi que la durée de vie active. On s’intéresse de plus en plus à la durée annuelle du travail qui, souvent, est la seule qui permet de faire des comparaisons internationales. Toutefois, quel que soit le critère retenu, la tendance est à la baisse de la durée du travail diminution du travail hebdomadaire, allongements des congés payés, prolongement des études, baisse de l’âge de la retraite. Le volume de l’offre de travail dépend donc de l’évolution de la population active démographie, solde migratoire, montée des taux d’activité féminins et baisse des taux masculins et de la variation de la durée du travail en fonction de la législation sociale. La qualité de l’offre de travail s’observe au travers de la productivité du travail, définie elle-même comme le rapport entre la production et la quantité de travail fournie. On observe des progrès de productivité relativement lents jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, laquelle marque une rupture avec une croissance annuelle de 5,5 % de la productivité jusqu’au début des années soixante-dix, contre 2 % de 1900 à 1940. Puis, la croissance de la productivité ralentit progressivement pour revenir à un rythme proche de 2 % depuis près de 20 ans. Toutefois, la qualité du facteur travail peut également s’appréhender sous l’angle de la qualification des actifs. On observe alors que le degré de qualification augmente dans le temps ; on compte en effet de plus en plus de diplômés dans la population active de génération en génération. Enfin, la structure par âge de la population active a une influence sur la productivité du travail une population trop jeune manque d’expérience alors qu’une population trop âgée manque de dynamisme. La demande de travail La demande de travail est fonction du prix du travail pour les auteurs néoclassiques, l’entreprise ne demande du travail que lorsque le salaire prix du travail est inférieur à la productivité marginale. En d’autres termes, le niveau d’embauche s’arrête à partir du moment où le dernier embauché coûte plus qu’il ne rapporte. En outre, lorsque le prix du travail est trop élevé, les entreprises substituent du capital au travail. La demande de travail dépend de la demande effective les auteurs keynésiens considèrent que les entrepreneurs anticipent l’évolution de la demande qui s’adresse à eux et en déduisent alors le niveau de la production à réaliser. Ce niveau de production indique alors un niveau d’emploi. Il se peut fort bien que le niveau de la demande effective anticipation de la demande future soit inférieur à la réalisation de la demande, ce qui débouche alors sur un équilibre de sous-emploi des facteurs de production. Le marché du travail n’existe pas Au sens courant, le marché du travail désigne bien entendu la situation de l’emploi à un moment donné dans une économie donnée nature des emplois disponibles, qualifications requises. Cependant, la notion théorique de marché du travail est discutable. Le travail n’est pas un bien homogène on pourrait dire, en effet, qu’il existe au tant de marchés du travail que de nature de travail. Il semble difficile, par exemple, de déterminer un salaire unique qui vaudrait à la fois pour un employé du bâtiment et un ingénieur commercial. La segmentation du marché du travail le développement des emplois précaires intérim, contrats à durée déterminée, stages et apprentissages conduit à nouveau à remettre en cause l’idée d’un marché unique du travail. On peut ainsi opposer un marché primaire du travail qui concernerait les grandes entreprises et sur lequel les emplois seraient mieux payés, mieux qualifiés et plus stables, à un marché secondaire sur lequel se trouveraient les petites entreprises et qui serait marqué par la précarisation des emplois et une moindre rémunération. Il est à noter que cette segmentation s’observe également à l’intérieur de l’entreprise au marché interne des meilleurs emplois qui fonctionne par promotion et gestion de carrière, s’oppose un marché externe qui concerne les emplois les moins qualifiés, les moins bien rémunérés et les moins stables. La flexibilité du travail D’une manière générale, la flexibilité constitue la capacité de l’entreprise à s’adapter aux changements de son environnement. Il s’agit d’une flexibilité au niveau micro économique qui est obtenue en flexibilisant le facteur travail, au niveau micro- et macro-économique. Application La précarisation de l’emploi en France 1. Contrats à durée déterminée 2. Contrats à durée indéterminée 1. Qu’est-ce qu’un emploi précaire ? 2. Calculer la progression de chaque type d’emploi précaire de 2002 à 2012. 3. Comment expliquer la progression des emplois précaires ? 1. Un emploi précaire, ou forme particulière d’emploi, correspond à un emploi différent d’un contrat à durée déterminée COI. Un COI est un emploi à temps plein, durable, qui lie de manière directe un employeur et un travailleur. Par opposition, un emploi précaire est donc un emploi instable, ou à temps partiel, ou reliant le travailleur à l’entreprise par un intermédiaire agence d’intérim. 2. 3. On constate que le nombre d’emplois précaires dans le secteur privé a été multiplié par 1,8 en 11 ans. L’évolution de l’intérim et des COD manifeste la volonté des entreprises de flexibiliser le travail . Le COD est souvent un passage obligé avant un éventuel COI dans l’entreprise, alors que l’intérim permet de faire face à des variations brutales d’activité sans avoir à recruter. Il faudrait ajouter ici les emplois précaires du secteur public on recense, en mars 2013, plus de 900 000 contractuels dans la fonction publique, pour mieux appréhender le phénomène de précarisation des emplois. Avez-vous trouvé ce cours utile ?
Objectif principal Répondre aux pénuries de main-d’œuvre actuelles et futures, favoriser la planification stratégique de la main-d’œuvre et atténuer les difficultés liées au marché du travail en fournissant à la bioéconomie canadienne des IMT exactes et à jour. Calendrier De juillet 2018 à juin 2021 Buts du projet Fournir, en temps réel, des IMT détaillées et récentes sur les biotechnologies à l’industrie et examiner les tendances à court terme 1 à 3 ans ainsi qu’à moyen et à long terme 3 à 7 ans de l’offre et de la demande en main-d’œuvre dans des secteurs donnés. Résumé du projet Des IMT récentes, indépendantes et axées sur l’industrie sont essentielles pour obtenir une meilleure vue d’ensemble des RH du secteur et élaborer des stratégies d’atténuation des difficultés relatives au marché du travail. BioTalent Canada effectuera un vaste recensement des entreprises du secteur afin d’obtenir une vue d’ensemble de la bioéconomie. L’organisme réalisera des sondages approfondis et des entretiens qui mèneront à la publication de rapports axés sur le pays, les régions et les principaux carrefours de l’industrie. Les rapports détaillés porteront sur les pénuries de main-d’œuvre actuelles et futures; l’offre et la demande de main-d’œuvre; les données qui facilitent la planification et la gestion des ressources humaines pour les employeurs. Besoins de l’industrie et mission Partie intégrante de l’économie canadienne et présente dans toutes les régions du pays, la bioéconomie est une industrie multidisciplinaire qui se divise en quatre principaux sous-secteurs la biosanté, la bioénergie, la bio-industrie et la biotechnologie agricole. Ces sous-secteurs ont une incidence marquée sur la santé, les biosciences, l’agriculture, l’électricité, la foresterie, la pêche, les technologies de l’information, la transformation des produits nutraceutiques et la fabrication de pointe. Malgré la grande influence de la bioéconomie sur l’économie canadienne, on constate un besoin en renseignements à jour sur le nombre d’entreprises qui en font partie, leur importance, leur sous-secteur d’activité et leur composition. En effet, les informations sur le secteur, ses sous-secteurs d’activité, son bassin de travailleurs qualifiés et ses lacunes en compétences à l’échelle nationale sont déficientes ou désuètes. Il est donc crucial d’obtenir des données primaires exactes afin que les entreprises aient accès à la main-d’œuvre qualifiée dont elles ont besoin pour demeurer innovatrices et productives. BioTalent Canada est la seule organisation nationale de bioéconomie spécialisée en RH, en formation et en développement des compétences. Sa principale mission est de collaborer avec ses partenaires des secteurs public et privé afin de cibler et de combler les pénuries de compétences, ainsi que d’appuyer l’innovation et les pratiques exemplaires en RH pour faire de la bioéconomie le domaine par excellence des chercheurs d’emploi et un moteur de l’économie canadienne. En 2013, BioTalent Canada a réalisé un rapport d’IMT statistiquement significatif sur la bioéconomie canadienne dans le but de faire ressortir ses principales difficultés en matière de ressources humaines. Cette étude a permis d’établir ce qui suit Plus de 50 % des entreprises du secteur ont signalé une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. 19 % ont déclaré avoir des postes vacants. 40 % ont indiqué que cette situation avait une incidence majeure sur leurs activités. 63 % ont déclaré qu’elles devaient recourir à l’impartition pour pallier des problèmes de postes vacants et de pénurie de main-d’œuvre. Étant donné l’évolution du marché du travail depuis 2013, le rapport d’IMT sur la bioéconomie de BioTalent Canada aidera à rétablir l’équilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre grâce à une meilleure compréhension du secteur. L’accès à des données primaires complètes et à jour permettra à l’industrie de procéder à la planification de la main-d’œuvre et au développement des compétences de manière plus stratégique. Il permettra également aux chercheurs d’emploi, aux employeurs, aux étudiants et aux éducateurs de prendre des décisions éclairées concernant le marché du travail. Qui plus est, l’IMT servira à BioTalent Canada de cadre de référence pour l’évaluation des projets, des outils et des services qu’elle développe afin de mieux servir le secteur et de veiller à ce qu’il dispose de la main-d’œuvre qualifiée dont il a besoin pour prospérer. Projet financé par le Programme d’appui aux initiatives sectorielles du Gouvernement du Canada.
l offre et la demande de travail